Expositions et Animations au château

70 ans Sonerion

Textes,  photos,  documents  d’archives,  costumes  glanés  parmi  les groupes, instruments... L’exposition consacrée aux 70 ans de Sonerion raconte  la  fulgurante  évolution  de  l’association,  de  la  poignée  de sonneurs d’hier aux 10.000 musiciens d’aujourd’hui.
A l’origine, portés par la conscience d’une identité forte, des Bretons de Paris créent la confrérie des biniouistes en 1932,  Kenvreuriez ar Viniouerien  en Breton, KAV en abrégé, d’où son nom. Sous l’impulsion d’Hervé Le Menn, ils relancent le mouvement des sonneurs bombarde-binioù.
Quand cet ensemble de musiciens se met à pratiquer un jeu collectif inspiré des pipes-bands, le renouveau de la musique bretonne est engagé.
La seconde guerre mondiale met en sommeil l’idée de création d’une antenne en Bretagne. Dorig Le Voyer mettra pourtant sur pied en 1942,
avec l’aide de Polig Monjarret, Robert Marie, Efflam Kuven, René  Tanguy et  Iffig Hamon, ce qui deviendra Bodadeg ar Sonerion (BAS). De là partait une extraordinaire aventure, celle de Sonerion. Le groupe déterre des trésors issus d’un patrimoine musical séculaire, entretenu jusqu’au début du XXe siècle où il commence à tomber dans l’oubli. Il se produit en concert au Théâtre de Rennes en 1943. Les statuts officiels de l’association sont déposés à la préfecture de Rennes en février 1946. Objectif  : constituer un couple de sonneurs par canton breton.
Un an plus tard, BAS compte 300 adhérents et le premier bagad (alors appelé « clique ») voit le jour en 1948. Ils sont 10.000 sonneurs en 2016, individuels ou adhérents de 130 associations portant 150 bagad, dont plusieurs hors de Bretagne (jusqu’à New York et la Guadeloupe). L’assemblée des sonneurs s’affiche aujourd’hui sous un nom de marque : Sonerion. 
Aux pupitres traditionnels des bagadoù, s’ajoutent de nouveaux instruments ; aux répertoires traditionnels, s’ajoutent de nouvelles tonalités ; la formation de parade devient aussi un ensemble de concert. Sonerion veut non seulement transmettre le patrimoine musical breton, notamment par sa diffusion et la formation, mais aussi favoriser et mettre en valeur la foisonnante création des groupes. 

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DASSON AN AWEL


Cette exposition , qui tourne depuis 7 ans déjà, en Bretagne mais aussi dans le Grandn Ouest et dans le Sud de la France, rencontre un succès jamais démenti. Dasson An Awel est une association , créée à l'initiative de Alain Le Buhé , ancrée à Locoal Mendon et qui réunit des musiciens, des sonneurs renommés, des luthiers, des ethno-musicologues et des gens passionnés.

 



LES BRODEURS


ROSE GOARDET

Fouesnantaise d'origine, habitant Quimper, Rose Goardet puise son inspiration dans ses racines, c'est avec beaucoup de créativité qu'elle fait revivre sur ses toiles les motifs anciens mis au goût du jour au travers des couleurs flamboyantes des broderies bigoudènes et glazic ou totalement revues et corrigées interprétant les formes et les motifs anciens dans un mélange harmonieux. Les modèles ? Elle les a dans la tête.

Harmonie des formes et des couleurs, «  Mon "art"  n est pas un folklore mais un art de vivre. Mon interprétation est moderne, sans oublier d où je viens. »nous confie Rose Goardet.

Rose expose toute l'année à la fête des brodeuses, au festival de Cornouaille, au mondial folk de Plozevet, au musée bigouden mais elle porte aussi son art dans la rue, lieu des plus belles rencontres, au contact direct des gens.

 

Son but : transmettre la culture bretonne, comme l'avait fait bien avant elle son arrière-grand-père, Fanch Bodivit, sonneur et professeur au bagad de Quimper dans les années 40, et qui, depuis 2013, donne son nom au trophée jeunes sonneurs.

 

Elle revient à Gourin cette année, accompagnée, entre autre, par le jeune et talentueux brodeur  Mathias OUVRARD...


MATHIAS OUVRARD

...A 12 ans il entre  au cercle des Eostiged Ar Stangla ( Quimper), Mathias Ouvrard se propose pour broder une pièce à réparer, et puis plus tard, durant sa scolarité, il customise son sac à dos ...vocation trouvée, Mathias sera brodeur. Aujourd'hui, à 25 ans, il travaille pour des créateurs, remporte des concours, et expose ses œuvres... C'est avec honneur que nous recevrons Mathias Ouvrard et ses créations aux expositions du château de Tronjoly.


Hélène CARIO


Nadine CHAMINAND


Odile LE GUYADER


Paul BALBOUS


Viviane HELIAS


Association VIELLE A ROUE

La vielle à roue entretient une histoire de plusieurs siècles avec la Bretagne. Elle est présente dès le XVe siècle sur les lambris peints de l'Eglise de Neuillac (56). Mais c'est essentiellement dans les Côtes d'Armor, et plus précisément dans le Penthièvre et le Mené qu'elle s'établit au XIXe siècle. Elle est de toutes les fêtes, profanes ou sacrées, sonnant aux mariages, aux pardons, aux bals.

Les vielleux sont nombreux : pas un vollage de Moncontour jusqu'à Fréhel qui ne compte son vielleux, un personnage haut en couleurs, le plus souvent artisan lié au monde rural et connu de tous. Leur histoire, tout au long du XXe siècle partage celle des communes du littoral et du pays. Paysans-marins parfois, ils embarquent avec leur vielle pour les campagnes de pêche en Islande ou à Terre-Neuve.

La dérouine (en gallo) ou genegen (en breton) sonne les passepieds, avant-deux, guédennes, quadrilles, polkas, mazurkas, scottisches, etc...sur les grèves comme sur les places, anime la danse des communautés et des assemblées, puis des cercles et groupes folkloriques après la seconde guerre mondiale.

Sa pratique s'émousse au contact de l'accordéon et du "jazze"; elle amorce un déclin qui n'aura pas raison d'elle: les années 700 voient fleurir le "revival" des musiques traditionnelles. Bien qu'âgés, les vielleux de tradition ressortent leurs instruments précautionneusement remisés pour un temps, et reprennent du service en transmettant la tradition auprès de jeunes musiciens.

La lignée des vielleux de Bretagne ne s'est jamais éteinte, il a suffit de souffler sur les braises pour que reprenne le feu, d'abord avec le "Collectif vielle" avec Michel Colleu et Yves Labbé notamment dans les années 80, puis avec l'association "Vielle à roue en Bretagne" créée en 2013.

Cette association assure la promotion de la vielle en Bretagne, en exposant l'histoire de la vielle en Bretagne, en rencontrant les publics pour présenter l'instrument souvent méconnu, en sonnant les pièces du répertoire breton. Elle est présente partout où l'appellent la musique et le patrimoine bretons!



L'immigration Bretonne en Armorique

Entre le IVe et le VIe siècle, les Bretons quittent leur île pour différentes raisons et s'installent en Armorique. Ils y apportent leur culture, leurs traditions et leur langue; le breton, qu'on y parle encore aujourd'hui.

 

Cette migration est sans doute le phénomène le plus marquant de l'histoire de la (petite) Bretagne qui lui doit en particulier son nom. Elle a donné au pays un caractère propre, original et unique qui constitue sa personnalité. Parmi les peuples qui ont participé aux grands mouvements de ces siècles (Vandales, Burgondes, Goths, Alains...) et ont disparu sans laisser de traces immédiatement perceptibles, les Bretons à l'inverse, ont gardés leur identité jusqu'à nos jours.

 

L'exposition retrace la situation politique et sociale de la Bretagne et de l'Armorique au Moyen Âge, les causes de l'émigration, l'installation en Armorique, les créations des Plou- et des Lan-, ainsi que la popularité de certains rois et saints honorés de part et d'autre de la Manche.



LES LUTHIERS


Ces luthiers vous feront découvrir leur métier, un métier où le talent, la persévérance et la passion sont les maîtres mots.

L'art de ces professionnels commence avec le choix des bois employés, déterminant pour l'esthétique de l'instrument et surtout pour la qualité sonore, et se poursuit avec la fabrication de l'instrument proprement dit, phase en grande partie artisanale.